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Accent sur l’avenir avec le nouveau directeur du conseil d’administration de la FÉMC, le Dr Justin Weresch

Le Dr Justin Weresch est médecin de famille universitaire à McMaster Family Practice, l’une des unités d’enseignement du programme de résidence du département de médecine familiale. Il a commencé l’apprentissage en petits groupes avec la FÉMC pendant sa résidence et continue d’assister aux réunions en tant que membre de groupe. Le Dr Weresch a été nommé président du conseil d’administration en octobre 2024.

Q: Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours au sein de la FÉMC – quand vous êtes devenu membre, l’évolution de votre engagement, et ce qui vous a mené au conseil d’administration et enfin à votre rôle de président?

Absolument. J’ai entendu parler de la FÉMC pour la première fois en 2014 lorsque j’étais résident, puis j’ai continué en tant que membre lorsque j’ai commencé ma pratique autonome en 2016. Quelques années plus tard, je suis devenu membre du conseil d’administration. L’occasion s’est présentée lorsque le précédent membre du conseil représentant McMaster a terminé son mandat et m’a encouragé à l’envisager. À ce stade de ma carrière universitaire, cela m’a semblé être une étape unique et passionnante.

Ce qui m’a vraiment attiré, c’est l’accent mis par la FÉMC sur un contenu accessible, cliniquement pertinent et fondé sur des données probantes. L’application des connaissances pertinentes sur le plan clinique est l’un de mes centres d’intérêt, et la FÉMC illustre le type de travail qui soutient directement les soins cliniques de première ligne.

Une fois membre du conseil d’administration, j’ai pu mieux apprécier le soin et la rigueur apportés à l’élaboration de chaque module. J’ai toujours été impressionné par le produit final, mais voir le processus en coulisses – les itérations, le niveau de détail, l’efficacité d’une équipe petite mais efficace – a été une source d’inspiration.

Lorsqu’on m’a demandé d’envisager de devenir président, après réflexion, j’ai reconnu que mon parcours universitaire, principalement à McMaster, me donnerait une perspective unique, qui vient compléter l’expérience des présidents antérieurs et qui contribue à faire entendre un point de vue vaste et varié au sein du conseil.

Q: Nous vivons une période passionnante pour la FÉMC. Qu’est-ce qui vous stimule le plus dans ce que l’avenir vous réserve?

L’expansion est un thème important qui a été abordé lors des réunions du conseil d’administration, non seulement en termes d’autres groupes au sein de la médecine familiale – c’est-à-dire les adjoints aux médecins et les infirmières praticiennes, ainsi que les facultés qui les forment – mais aussi au niveau international. Il est intéressant de voir que notre travail est reconnu et utilisé dans le monde entier, y compris en Europe.

La façon dont nous nous présentons et dont nous nous faisons connaître constitue un autre changement important. Lorsque je suis devenu membre durant ma résidence, la FÉMC n’avait pas vraiment de présence sur le plan marketing. Nous n’étions pas présents sur les médias sociaux et nous n’avions pas l’habitude de partager ni de célébrer nos succès de façon active. Tout cela a changé. Par exemple, notre participation à la conférence FMF de l’année dernière a été un moment important. Je me réjouis également du fait que nous présenterons encore une fois cette année à Winnipeg.

Q: Que pensez-vous de notre action auprès des programmes de résidence?

Je pense que c’est fantastique. La sensibilisation des résidents est une occasion inexploitée et, compte tenu de l’état actuel de la médecine familiale, il est plus important que jamais d’impliquer les futurs médecins dès que possible, et ce, non seulement pour notre pérennité, mais aussi parce que je crois sincèrement que la FÉMC est un outil clinique efficace qui aide à digérer le déluge d’études et de recherches à portée de la main.

Les modules peuvent aider les résidents et les médecins en fin de carrière à se sentir plus confiants dans la prise en charge de cas cliniques réels.

Q: Un concept qui revient souvent est l’idée que les groupes de FÉMC offrent un « espace sûr » pour l’échange et l’apprentissage. Que pensez-vous de cette idée?

Je suis tout à fait d’accord. Ce sentiment de communauté, d’expérience partagée, est incroyablement puissant. Ma formation à McMaster mettait l’accent sur l’apprentissage par petits groupes et par cas. Durant la résidence, nous avions une séance intitulée Santé mentale et sciences du comportement tous les mercredis, quelle que soit la rotation à laquelle nous participions. On en profitait pour discuter de cas difficiles, d’expériences émotionnelles et de l’aspect humain de la médecine.

Ce modèle a donné lieu à une communauté de pratique solide, et je considère les groupes de la FÉMC comme la continuation de ce modèle. Pour les médecins travaillant dans des cabinets plus petits ou plus isolés, la possibilité d’être en contact régulièrement avec des collègues partageant les mêmes idées est précieuse. Il ne s’agit pas seulement de développement professionnel, mais aussi d’appartenance, de réflexion et de croissance dans un environnement favorable. C’est un avantage que nous ressentons tous, même s’il n’est pas toujours identifié explicitement.

Q: Avez-vous d’autres commentaires que vous aimeriez partager?


Personnellement, j’apprécie beaucoup la flexibilité qu’offre désormais la FÉMC. Je peux continuer à participer à mon groupe même si je dois manquer une session. Ce soir, par exemple, ma conjointe assiste à l’ouverture d’un restaurant et je dois aller chercher nos enfants à l’école, aller au hockey, faire à souper, etc. Je manquerai donc la réunion de mon groupe. Mais je suivrai quand même le module par moi-même. La camaraderie et les discussions me manqueront, mais je ne manquerai pas l’apprentissage. Ce type d’accessibilité change la donne.

En tant que président du conseil d’administration de la FÉMC, je me sens véritablement stimulé par la voie sur laquelle nous sommes engagés. Nous élargissons notre champ d’action, diversifions nos membres, adoptons l’innovation et trouvons de nouveaux moyens d’entrer en contact avec les apprenants de tout le pays et d’ailleurs.

Le travail que nous accomplissons est significatif, pratique et profondément ancré dans la communauté, ce qui le rend incroyablement gratifiant. J’ai hâte de continuer à appuyer nos membres, à établir de nouveaux partenariats et à renforcer les fondations de l’organisation afin que nous restions une ressource fiable et évolutive pour les cliniciens à chaque étape de leur carrière. L’avenir me semble plein de belles occasions à saisir et je suis fier d’en faire partie.