Dans le module sur la MPOC (Renseignements généraux, point 8), nous avons présenté la recommandation de 2016 du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs en faveur du dépistage du cancer du poumon par une tomodensitométrie à faible dose sur une durée de trois ans. Cette recommandation s’appuyait sur les données issues d’études comparatives randomisées les plus fiables disponibles à l’époque, y compris l’étude nationale sur le dépistage du cancer du poumon (NLST) 2, auxquelles ont participé ≥ 50 000 personnes âgées de 55 à 74 ans, dont les antécédents de tabagisme s’élevaient à au moins 30 années-paquets. Dans le cadre de cette étude, on a observé une réduction de 20 % de la mortalité imputable au cancer du poumon et une réduction de 6,7 % de la mortalité toutes causes confondues après trois séries de dépistages annuels par tomodensitométrie à faible dose, par comparaison avec des radiographies thoraciques annuelles.
Un membre a fait remarquer que les programmes de dépistage du cancer du poumon au Canada ne suivent pas cette recommandation, tant en ce qui concerne les critères d’admissibilité du dépistage que la période de dépistage puisque la plupart des programmes s’étalent sur plus de trois ans. Les données probantes relatives à la durée optimale et aux répercussions de l’élargissement de la population concernée par le dépistage continuent de faire l’objet de recherches. On peut consulter une analyse intéressante de la justification des critères de dépistage du cancer du poumon en Ontario au https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1211776.