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Regard vers l’avenir : Une conversation avec Joe Varamo, gestionnaire de programme

Joe Varamo

Joe Varamo a rejoint la FÉMC à titre de gestionnaire de programme au début de cette année, apportant avec lui une expérience variée couvrant l’enseignement supérieur, l’administration, l’exploitation, le recrutement, le marketing et la gestion d’événements. Au cours de sa carrière, il a occupé divers postes à l’université de Guelph, à l’université de Guelph-Humber, à l’université St. Jerome’s rattachée à l’université de Waterloo, ainsi qu’au Conestoga College. Après six mois au sein de la FÉMC, Joe se penche sur la manière dont cette vaste expérience peut renforcer l’organisation et la préparer à aborder un nouveau chapitre de son histoire.

Q: Avant de discuter de la FÉMC, parlez-nous un peu de vous et de votre cheminement.

Je suis Canadien de première génération. Mes parents sont arrivés au Canada en provenance de l’Italie avec très peu de moyens et ont travaillé d’arrache-pied pour offrir des perspectives d’avenir à leurs enfants. J’ai d’ailleurs été le premier, tant du côté paternel que maternel, à poursuivre des études universitaires.

Je suis allé à l’université de Guelph pour étudier la géographie, surtout parce que cette discipline me passionnait. J’étais également sportif universitaire et je jouais au football. Je pensais que le sport occuperait une place importante dans mon parcours universitaire, mais après deux blessures graves au genou, les choses ont changé assez rapidement.

Cela m’a toutefois ouvert la voie à une carrière dans le sport et l’organisation d’événements. Après mon diplôme, j’ai passé quelque temps aux États-Unis à travailler pour le D.C. United de la ligue majeure de soccer, avant de revenir à l’université de Guelph, où j’ai finalement passé une dizaine d’années à organiser des événements, notamment des matchs universitaires de football et de basketball, ainsi que des stages d’été.

De là, ma carrière m’a conduit vers plusieurs domaines au sein de l’enseignement post-secondaire. J’ai occupé des postes dans l’administration universitaire, le recrutement, la gestion opérationnelle et d’autres fonctions de leadership au sein de plusieurs établissements. Avec le recul, mon parcours professionnel n’a pas nécessairement été linéaire, mais je pense que cela s’est avéré un atout. J’ai eu l’occasion d’observer les organisations sous de nombreux angles différents.

Sur le plan personnel, ma famille est vraiment ce qui a de plus important pour moi. Mon épouse, Jana, et moi avons deux enfants, Olivia et Lucas. Bon nombre des décisions que j’ai prises tout au long de ma carrière ont en réalité visé à trouver cet équilibre entre exercer un métier qui me tient à cœur et être présent pour ma famille.

Q: Étant donné cette expérience diversifiée, quelle sera d’après vous votre contribution à la FÉMC?

Je pense que c’est cette diversité qui m’a attiré vers ce poste au départ. J’ai occupé de nombreuses fonctions différentes au fil des ans — exploitation, recrutement, marketing, administration universitaire — et cela m’a appris à considérer une organisation sous différents angles.

Je n’ai aucun mal à me plonger dans les détails et à comprendre le fonctionnement d’un système, mais j’aime aussi prendre du recul pour avoir une vue d’ensemble. Où allons-nous? Existe-t-il de meilleures façons de faire les choses? Utilisons-nous notre personnel et nos ressources de la manière la plus efficace possible?

Pour moi, cela signifie rechercher l’efficacité opérationnelle, faire preuve de responsabilité financière, soutenir l’épanouissement professionnel de ceux qui m’entourent et rester ouvert à la créativité et au changement.

Q: Alors que la FÉMC célèbrera ses 35 ans d’existence en 2027, qu’est-ce qui vous allume relativement à l’avenir de l’organisation?

Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est la qualité des produits de la FÉMC et l’impact que ce travail peut avoir. Nous fournissons aux médecins de famille des informations susceptibles d’influencer leur pratique et, en fin de compte, d’avoir un impact sur les patients et les communautés qu’ils servent.

Alors que nous approchons de nos trente-cinq ans d’existence, je vois là une occasion de tirer parti de ce qui a déjà été accompli et d’établir des bases encore plus solides pour les trente-cinq prochaines années. Je souhaite voir une croissance saine du nombre de membres d’année en année, une reconnaissance continue de la qualité de notre matériel pédagogiques, et que la FÉMC continue de placer la barre toujours plus haut en matière d’éducation médicale continue.

D’une certaine manière, j’ai l’impression qu’on m’a passé le relais. Il y a ici une histoire formidable. Mon rôle n’est pas de changer cette histoire, mais de l’exploiter pour faire avancer la FÉMC.

Joe Varamo close-up

Q: Une partie de cet avenir consiste à interpeler les résidents et les médecins qui sont en début de carrière. Comment d’après vous la FÉMC évoluera pour répondre à leurs besoins?

Je pense que c’est une occasion vraiment importante pour nous. Nous devons comprendre comment la prochaine génération de médecins de famille souhaite apprendre, comment elle accède à l’information et ce qu’elle attend d’une organisation comme la FÉMC.

Cela implique d’aller à la rencontre des gens là où ils se trouvent. La technologie fait évidemment partie de cette démarche. Nos modules interactifs illustrent bien comment nous pouvons rendre notre contenu plus accessible et plus utile dans un environnement numérique. Mais cela va bien au-delà du simple fait de mettre en ligne ce que nous faisons déjà.

Nous devons être à l’écoute. Quelles sont les difficultés rencontrées par les jeunes médecins? Qu’est-ce qui pourrait faciliter leur travail? De quelles ressources ont-ils besoin? Nous n’avons peut-être pas encore toutes les réponses, et je pense que ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est que nous posions ces questions, que nous écoutions nos membres et que nous soyons prêts à évoluer avec eux.

Q: Avec l’essor de l’IA et la diversification des sources d’accès à l’information, comment voyez-vous le rôle de la FÉMC dans cet environnement en pleine évolution?

Je pense que cela rend en fait le travail de la FÉMC encore plus important.

Il existe aujourd’hui une quantité incroyable d’informations, mais le défi consiste à déterminer quels sont les renseignements auxquels on peut se fier. Les informations peuvent être générées presque instantanément, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elles sont exactes, à jour ou fondées sur des données probantes.

C’est là que réside, selon moi, la véritable force de la FÉMC. Nos publications s’appuient sur un processus rigoureux. Nos documents sont fondés sur des données probantes. Ils sont révisés. Ils sont mis à jour à mesure que les données probantes évoluent. Nous ne prenons pas de raccourcis.

Un module sur le diabète publié il y a cinq ans était peut-être tout à fait exact à l’époque, mais les données scientifiques ne cessent d’évoluer. Nous devons donc évoluer avec elles. Cette réévaluation permanente des données scientifiques et notre engagement à présenter les meilleures informations disponibles à ce moment-là sont d’une valeur inestimable.

Je pense également que nous pouvons mieux faire passer ce message. Ce n’est pas seulement ce que produit la FÉMC qui compte, mais aussi la manière dont nous le produisons. Ce processus — et la qualité qui le sous-tend — fait partie de ce qui distingue la FÉMC.

Q: En fin de compte, qu’est-ce que la FÉMC devrait représenter pour les médecins de famille?

Je pense que l’on devient médecin généraliste pour aider les autres. Ces médecins veulent faire une différence, que ce soit dans la vie d’un patient, au sein d’un cabinet ou à l’échelle de toute une communauté.

La FÉMC partage cet engagement. Je nous considère comme un partenaire et une ressource capable d’aider les médecins à accomplir la mission qui les a poussés à embrasser la médecine.

Et cela vaut aussi bien pour ceux qui exercent dans un grand centre urbain que pour ceux qui exercent dans une communauté rurale. Nous voulons que la FÉMC soit pertinente et accessible aux médecins de famille de tout le Canada, et qu’elle les accompagne tout au long de leur carrière.

J’ai de grandes ambitions quant à l’avenir de la FÉMC. Dans chaque fonction que j’ai occupée, je me suis toujours demandé : qui excelle dans ce domaine, et comment pouvons-nous nous améliorer encore davantage?

J’aimerais que le fait d’être membre signifie plus que simplement avoir accès à nos ressources pédagogiques. Je souhaite que les médecins aient le sentiment de pouvoir eux aussi apporter leur contribution — en rédigeant des articles, en jouant un rôle de mentor, en s’impliquant et en partageant leur expérience avec les autres. Mon rêve serait que le fait d’être médecin de famille au Canada et de faire partie de la FÉMC aillent tout simplement de pair.

Joe Varamo standing