Menu Close

Nouvelles données probantes du automne

Injection pens

Agonistes des récepteurs GLP-1 : Nouveautés de la recherche

Incidence de tumeurs de la thyroïde

Une étude de cohortes rétrospective menée auprès de patients diabétiques de type 2 et ayant déjà pris de la metformine a été menée afin d’analyser l’incidence de tumeurs de la thyroïde avec l’instauration d’un agoniste des récepteurs GLP-1, comparativement à l’instauration de sulfonylurées, d’inhibiteurs de la dipeptidyl-peptidase 4 (iDPP4) et d’inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (iSGLT2).

Résultats

  • Aucune augmentation statistiquement significative du risque de tumeurs de la thyroïde n’a été observée dans le groupe des agonistes des récepteurs GLP-1 (incidence variant de 0,88 à 1,03 par 1000 personnes-années), comparativement aux groupes exposés à des sulfonylurées, des iDPP4 et des iSGLT2.
  • Les auteurs ont mentionné que leurs conclusions n’ont pas changé lorsqu’une période d’exposition retardée d’un an avait été utilisée.

Étant donné que le tirzépatide n’était disponible que depuis peu, il n’a pas été inclus dans cette étude.

Tirzépatide vs sémaglutide

Le New England Journal of Medicine a publié une étude comparant la variation du poids sur une période de 72 semaines menée auprès d’adultes atteints d’obésité, mais non de diabète de type 2, recevant une dose sous-cutanée hebdomadaire de tirzépatide (10 mg ou 15 mg) ou de sémaglutide (1,7 mg ou 2,4 mg). L’étude était financée par Eli Lilly (fabricant du tirzépatide), d’où le risque de biais commercial. De plus, les participants n’avaient pas été répartis à l’insu, ce qui ajoute d’autant plus de biais.

Tous les participants des deux groupes avaient reçu un counseling en nutrition et en activité physique. Les critères d’admissibilité incluaient un IMC ≥ 30 ou un IMC ≥ 27 et ≥ 1 complication prédéterminée en lien avec l’obésité, et ≥ 1 un échec déclaré d’un effort de régime alimentaire visant la perte de poids. Les critères d’exclusion incluaient la prise d’un médicament pour la perte de poids et d’un agoniste des récepteurs GLP-1 dans les 90 jours précédant la sélection.

Résultats

 Variation entre la valeur initiale et la semaine 72
% de la variation du poidsTour de taillePoids corporel
Tirzépatide-20,1 %-18,4 cm-22,8 kg
Sémaglutide-13,7 %-13,0 cm-15,0 kg
  • Des améliorations des taux de lipides, de la tension artérielle systolique et diastolique, de l’hémoglobine glyquée et de la glycémie sérique à jeun ont été constatées dans les deux groupes de traitement
  • Les effets gastro-intestinaux indésirables étaient les effets indésirables les plus couramment observés dans les deux groupes et leur incidence augmentait de façon prédominante avec l’augmentation de la dose (surtout d’intensité légère à modérée)

L’utilisation du sémaglutide et du tirzépatide est abordée dans le module sur l’obésité chez les adultes (novembre 2024) à titre d’options thérapeutiques.

Remarque : L’injection de tirzépatide (Zepbound KwikPenMC) a été approuvée en mai 2025 par Santé Canada pour la prise en charge de l’obésité.


Médicaments pour la désaccoutumance au tabac et malformations congénitales majeures

Une étude de cohortes rétrospective a été menée d’après des données provenant de 4 pays (Australie, Nouvelle-Zélande, Suède et Norvège) dans le but d’évaluer l’effet de l’utilisation prénatale de médicaments favorisant l’abandon du tabagisme (traitement de substitution de la nicotine, varénicline et bupropion) sur les malformations congénitales majeures (MCM), et les résultats ont fait l’objet de méta-analyses. La cohorte de base incluait des femmes (n = 267 522) ayant fumé durant leur premier trimestre ou ayant reçu un médicament pour l’abandon du tabagisme durant le premier trimestre ou dans les 90 jours précédant la conception. Les données provenant de 5,2 millions de naissances ont été incluses dans l’étude, pour une cohorte de base de 391 474 nourrissons. Les exclusions étaient : naissances multiples, enfants mort-nés, naissances ne permettant pas d’estimer la date de la conception et MCM dues à des syndromes héréditaires.

Résultats

  • Les résultats de l’étude ne semblent indiquer aucune augmentation du risque global de MCM avec l’utilisation d’un traitement de substitution de la nicotine, de la varénicline ou du bupropion durant le premier trimestre, et ce, comparativement au tabagisme.
  • Plusieurs sous-groupes de malformations ne présentaient aucune preuve de risque accru avec l’utilisation du traitement de substitution de la nicotine ou de la varénicline, alors que les sous-groupes de risque de malformation n’ont pas pu être entièrement estimés pour le bupropion.

Les déficits fonctionnels à long terme n’ont pas été examinés dans cette étude.