Traitements du TDAH durant la vie
Une revue récente des traitements du TDAH a été publiée dans le BMJ, et avait pour but d’évaluer les interventions pharmacologiques et non pharmacologiques (221 méta-analyses d’études contrôlées randomisées) chez des enfants et des adultes. Une plateforme en ligne, constamment mise à jour, intitulée « Evidence Based Interventions for ADHD » (Interventions basées sur des données probantes pour le TDAH), a été créée pour disséminer les résultats et servir d’outil à la prise de décision partagée avec les patients.
Notons que la majorité des études contrôlées randomisées incluses dans la revue étaient des études à court terme et qu’aucune donnée probante à long terme (pour aucune intervention) n’a été associée à un niveau de certitude élevé.
Résultats clés
Enfants et adolescents
Les pharmacothérapies suivantes (utilisées à court terme) ont été associées à des améliorations statistiquement significatives des effets moyens à importants et à un niveau de preuve modéré à élevé :
- Alpha-2 agonistes
- Amphétamines
- Atomoxétine
- Méthylphénidate
Consulter la plateforme en ligne pour plus de détails.
La tolérabilité des amphétamines était inférieure à celle du placebo chez les enfants et les adolescents (niveau de preuve modéré), alors que dans la même population, aucune différence significative de la tolérabilité n’a été constatée entre le placebo et l’atomoxétine et le méthylphénidate (niveau de preuve élevé).
La thérapie cognitivo-comportementale et l’acupuncture ont eu des effets importants chez les enfants et les adolescents, mais le niveau de preuve était d’une certitude faible.
Adultes
Les traitements suivants ont eu des effets moyens à importants et ont été associés à un niveau de preuve modéré à élevé :
- Amphétamines
- Atomoxétine
- Méthylphénidate
- Thrapie cognitivo-comportementale
Dans la population adulte, les trois médicaments susmentionnés ont été associés à une tolérabilité inférieure comparativement au placebo (niveau de preuve élevé).
La pleine conscience a eu un effet important chez les adultes (d’après des autodéclarations), mais le niveau de preuve était d’une certitude faible.

Cigarettes électroniques et désaccoutumance au tabac
Une revue Cochrane récemment publiée examinait l’efficacité, la tolérabilité et l’innocuité des cigarettes électroniques (vapotage) sur la désaccoutumance au tabac de longue durée d’après des données tirées de 104 études (n = 30 366).
Résultats clés
- Comparativement à la thérapie de substitution de la nicotine (TSN), l’utilisation de cigarettes électroniques a été associée à des incidences plus élevées d’arrêt tabagique (niveau de preuve de certitude élevée), ce qui pouvait se traduire par 3 cas d’arrêt tabagique supplémentaires sur 100.
- Comparativement aux cigarettes électroniques sans nicotine, l’utilisation de cigarettes électroniques avec nicotine a probablement été associée à des incidences plus élevées d’arrêt tabagique (niveau de preuve de certitude modérée), ce qui pouvait se traduire par 2 cas d’arrêt tabagique supplémentaires sur 100.
- Les taux d’effets indésirables liés à la cigarette électronique étaient probablement semblables à ceux observés avec la TSN ou l’utilisation de cigarettes électroniques sans nicotine (niveau de preuve de certitude modérée). Les effets indésirables les plus souvent signalés étaient une irritation de la gorge, la toux, des maux de tête et des nausées; toutefois, ces effets s’estompaient habituellement avec l’utilisation continue.
- Étant donné le risque de biais de ces études, les données probantes semblant indiquer que les cigarettes électroniques pourraient être associées à des taux plus élevés d’arrêt tabagique comparativement à aucune aide ou à un soutien comportemental seulement, sont considérées comme étant de faible certitude.